Résultat de votre recherche

Ce qu’il faut savoir sur le marché de l’habitation en Colombie-Britannique

Publié par Taya Burzynski le février 23, 2017
| 0

La Colombie-Britannique est une magnifique province connue pour ses températures agréables, l’abondance de ses attractions en plein air et de ses coûteuses demeures. L’opinion populaire, chez les Canadiens, consiste à croire que le marché de l’habitation de Vancouver est tout simplement inabordable. En effet, il s’agit de l’une des villes canadiennes où l’achat d’une maison est le plus onéreux, surtout si l’on considère la croissance des prix sur le marché de l’habitation au cours des cinq dernières années. En raison de l’inflation du prix du logement causé par les achats incontrôlés d’investisseurs étrangers, les prix des maisons ont monté en flèche, à un point tel que le gouvernement a dû intervenir et imposer des taxes qui visaient ces investisseurs, dans le but de rééquilibrer le marché de l’habitation avant qu’il ne s’effondre.

Gregor Robertson, le maire de Vancouver, savait que quelque chose ne tournait pas rond alors que le prix du logement ne concordait pas du tout avec les revenus locaux (Hume, 2016). « Le marché de l’habitation ne doit concerner que les maisons; il ne doit pas servir de moyen de faire de l’argent », a-t-il déclaré. Le journal The Globe and Mail a lancé une enquête sur un investisseur en particulier, ce qui a permis de mettre en lumière la gravité de la situation du marché de l’habitation à Vancouver. L’enquête a démontré que la plupart des investisseurs étrangers prenaient leur temps dans leurs opérations d’achat-revente afin de permettre à la valeur de la propriété d’augmenter. Ces maisons pouvaient être « en rénovation » jusqu’à trois ou quatre ans. Elles étaient souvent enregistrées non pas au nom de l’investisseur, mais au nom de sa conjointe ou son conjoint, de ses clients ou de son entreprise (Tomlinson, 2016).

Keep Calm and Invest in Real EstateLe phénomène des activités bancaires parallèles a gagné en popularité à Vancouver, ce qui contribue au maintien de l’instabilité du marché de l’habitation. Ces activités contournent les banques, étant donné que la richesse est acquise outre-mer. Les investisseurs lancent alors une petite entreprise qui leur permettra d’avoir une procuration écrite et de cacher leurs intérêts dans des endroits inconnus des autorités. Un certain investisseur possédait vraisemblablement 36 propriétés dans les cinq dernières années et ne payait pratiquement aucune taxe, alors que des millions de dollars s’accumulaient dans ses comptes personnels et d’entreprises (Tomlinson, 2016).

Cette situation fait en sorte que de riches investisseurs étrangers investissent dans l’immobilier à Vancouver, de la même façon que les Nord-Américains fortunés souhaitent investir dans les banques suisses.

Lorsqu’un investisseur procède à une opération d’achat-revente, son contrat stipule que le prêteur reçoit l’équivalent de ce qu’il a prêté, en plus d’un rendement fixe. Après avoir payé l’hypothèque et les factures, l’investisseur garde tout ce qui reste, soit des centaines de milliers de dollars dans certains cas. Il évite les taxes, puisque les propriétés ne sont pas à son nom. Certains clients ont indiqué que ces propriétés étaient leur résidence principale, alors que personne n’y vit (Tomlinson, 2016).

Selon la loi canadienne, une personne ne peut pas indiquer qu’une maison constitue sa résidence principale et la vendre sans taxes, à moins de l’avoir achetée pour y vivre et de ne pas la vendre avant un an. Il y a pourtant un réseau d’investisseurs qui font l’achat et la revente de maisons pour accumuler des profits et classent ces demeures comme des résidences principales même si elles sont inhabitées. Une fois la maison vendue, les profits de la vente ne sont pas taxés et toute résidence principale est vendue sans taxes au Canada (Tomlinson, 2016).

La taxe foncière de 15 % imposée aux étrangers devait servir à ralentir l’augmentation de la valeur marchande des habitations lors de son instauration en 2016. De plus, une taxe sur les logements vacants existe désormais depuis janvier 2017 et exige que les propriétaires des demeures considérées vides paient une taxe de 1 % de la valeur imposable du logement. La taxe imposée aux étrangers ne s’applique pas à ceux qui ont un permis de travail et qui paient actuellement des taxes en Colombie-Britannique (The Canadian Press, 2017).

La taxe pour les acheteurs étrangers a engendré des répercussions immédiates : les activités de vente de maisons ont chuté de 26 % dans le mois suivant sa mise en place (King, 2017). Le marché de l’habitation doit tout de même être rééquilibré et l’on estime qu’il faudra au moins deux ans avant que la situation soit corrigée. De plus, la Colombie-Britannique offre un prêt subventionné à toute personne achetant sa première maison afin de stimuler l’économie avec des prêts qui complètent le revenu des nouveaux propriétaires. Pour être admissibles au prêt, les acheteurs doivent vivre en Colombie-Britannique depuis au moins un an et être citoyens canadiens ou résidents permanents depuis au moins cinq ans (King, 2017).

Vancouver veut faire les efforts nécessaires pour rétablir son marché de l’habitation et ce n’est qu’une question de temps avant que les futurs citoyens canadiens souhaitant s’y installer puissent acheter des maisons à des prix justes et réels. « S’il ne s’agit pas d’une résidence, elle ne devrait pas être taxée comme telle. S’il s’agit d’une propriété d’entreprise, les taxes doivent être augmentées en conséquence » soutient le maire Gregor Robertson.

Propriétés à vendre en Colombie-Britannique

Vendu
$ 2,999,000 CAD
featured_icon
5
bedrooms
featured_icon
5
bathrooms
featured_icon
4,050
7000
sq.ft
$ 3,295,000
1553 Tynebridge Lane
,
featured_icon
4
bedrooms
featured_icon
3.5
bathrooms
featured_icon
4,200
9345
sq.ft
Bientôt en vente $ 899,000
featured_icon
3
bedrooms
featured_icon
2
bathrooms
featured_icon
1,750
10000
sq.ft
Bientôt en vente $ 899,000
featured_icon
3
bedrooms
featured_icon
2
bathrooms
featured_icon
1,750
10000
sq.ft
Bientôt en vente $ 899,000
featured_icon
3
bedrooms
featured_icon
2
bathrooms
featured_icon
1,750
10000
sq.ft
Bientôt en vente $ 899,000
featured_icon
3
bedrooms
featured_icon
2
bathrooms
featured_icon
1,750
10000
sq.ft
Bientôt en vente $ 899,000
featured_icon
3
bedrooms
featured_icon
2
bathrooms
featured_icon
1,750
10000
sq.ft
Vendu
VENDU
1557 Tynebridge Court
,
featured_icon
5
bedrooms
featured_icon
4
bathrooms
featured_icon
4,472
10085
sq.ft

City of Vancouver. (2017). Empty Homes Tax.

City of Vancouver. (2017). Empty Homes Tax. Sur le site de Vancouver :
http://vancouver.ca/home-property-development/empty-homes-tax.aspx

Hume, M. (2016, July 14). Canada Revenue Agency launches Vancouver housing probe. The Globe and Mail.

King, R. (2017, January 6). B.C. real estate market forecast for 2017. MoneySense.

Mohindra, N. (2017, January 3). Neil Mohindra: No joke – B.C. seriously just decided to actually raise housing prices in Vancouver. National Post.

The Canadian Press. (2017, January 30). B.C. lifts foreign buyers tax for people with work permits as housing marketing cools. The National Post.

Tomlinson, K. (2016, September 13). Vancouver real estate speculators taking advantage of loopholes and lax oversight. The Globe and Mail.

Taya Burzynski

Taya Burzynski

I am a motivated individual that has perfected her time management, organizational and leadership skills through extra-curricular and professional experiences. In regards to engineering related interests, I find that I am most passionate about bridge design, seismic engineering, construction and environmentally conscious design. I am always eager to gain experience in any of these fields and look forward to developing my talents in these areas of interest through education, professional experience and competitions.
Taya Burzynski